Publié dans Politique

Manifestations de la Gen-Z - Les journalistes victimes de grenades lacrymogènes

Publié le mardi, 30 septembre 2025

Alors que la Capitale vibrait de nouveau au rythme des manifestations de la Gen-Z, l’attention se porte moins sur les revendications de la jeunesse que sur le traitement réservé aux acteurs de l'information. Hier, les journalistes, censés être protégés par les Forces de l'ordre, se sont retrouvés pris pour cible, subissant intimidations et violences de la part des unités anti-émeute. Au cœur des affrontements, alors que les grenades lacrymogènes pleuvaient sur les manifestants, les journalistes présents n'ont pas été épargnés.

Selon des témoignages concordants, quatre engins explosifs auraient été lancés par les Forces de l’ordre sur des reporters en train de faire des interviews entre eux, sans aucune raison apparente ni menace imminente. "Depuis le début des manifestations, parmi nos collègues, nombreux sont ceux qui ont été victimes d’intimidation, visés à la kalachnikov, giflés, matériels confisqués et autres exactions," confie un reporter. "Cela sans distinction de genre ni d’appartenance de ligne rédactionnelle. Pourtant, dans ce genre d’événements, c’est vers les Forces de l’ordre que les journalistes sont censés trouver la sécurité."

Mis à genoux

Le cas de la journaliste Mendrika Razafindratsima et de son caméraman de la Real TV est particulièrement édifiant. La première a été mise à genoux, brutalisée et pour le second son matériel a été endommagé malgré le respect scrupuleux de la distance de sécurité alors qu’il était du côté du tunnel d’Ambanidia pour un direct. "A mon avis, c’était un acte délibéré," déplore-t-il, le regard encore marqué par l'agression. "On espère que ce n’est pas un ordre qui vient d’en haut mais une initiative personnelle." Pourtant, la loi est claire : la destruction ou la confiscation du matériel des journalistes est explicitement interdite. Face à cette escalade, le président de l'Ordre des journalistes, Monica Rasoloarison, s'est rendue sur les lieux dans la soirée. Elle a fermement condamné ces agissements, les qualifiant de "violation de la liberté d'exercer le journalisme." Elle a réitéré que les journalistes ont le "plein" droit de couvrir ces événements et bénéficient de la protection des Forces de l'ordre, un droit fondamental tant pour les professionnels de l'information que pour les citoyens avides d'informations véridiques, essentiels dans tout Etat de droit et démocratique. L'Ordre des journalistes lance un appel urgent à la cessation de cette violence à l'encontre de ses membres et demande que toute la lumière soit faite sur ces agressions.

 

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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